Propositions

Section 2 1

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Arguments

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    @Tanéléo
    La sécurité par l'obscurantisme ne marche pas. Justement en publiant le code source on détecte les failles et elles peuvent être corrigées.
    Par ailleurs, on mise actuellement plus souvent sur le code ouvert pour les applications ayant des contraintes de sécurité particulièrement élevées.

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    Maisonobe Luc Pour

    28 septembre 2015 21:59

    Lié à la proposition : Droit à l'internet

    À l'heure actuelle, l'accès internet minimal que le prestataire historique est tenu d'assurer est toujours ... 56k. Dans certaines zones rurales, c'est la seule chose qui soit disponible, ce qui oblige à passer par le satellite mais alors il y a des quotas importants. C'est la mort annoncé pour certaines régions. Pour répondre à Olivier Sery, non internet n'est pas utilie que pour les servicés dématérialisés de l'état. C'est nécessaire aussi pour inscrire des étudiants en fac, c'est nécessaire aussi pour consulter le numéro de téléphone du médecins (le minitel a disparu je vous le rappelle), certains profs demandent aux élèves d'envoyer les devoirs par mail (quand ce n'est pas par facebook), c'est nécessaire aux petites entreprises pour répondre aux appels d'offres des collectivités, c'est nécessaire aux agriculteurs pour le suivi sanitaire des bêtes, c'est nécessaire à plein de choses.

    Il me semble que dans certains pays (Danemark peut-être), le débit minimal que tout citoyen peut exiger est 1024k. En France, 56k, c'est totalement ridicule, on ne peut même pas charger la page d'accueil des pages jaunes avec ça. Il ne s'agit pas d'un nouveau droit (l'accès à internet est déjà dans la loi comme sous partie de l'accès au téléphone), mais c'est simplement que le débit minimal ne veut plus rien dire en 2015.

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    Maisonobe Luc Contre

    28 septembre 2015 21:14

    Lié à la proposition : Le Vote par internet

    Lors du dépouillement d'un vote, tout citoyen peut vérifier par lui-même ce qui se passe, sans aucune connaissance technique. Avec un vote automatisé (qu'il soit par internet ou par machine de vote dans un bureau de vote), cette possibilité de vérification personnelle disparaît. Le citoyen doit s'en remettre à un expert autre qui lui dira que oui, le code dans la machine est bien celui qui a été audité, et que oui ce code est impartial. Le fait que le code source soit libre ne change rien : la personne qui n'a pas lue elle-même le code source ou qui ne peut pas prouver que ce qui est dans la machine correspond bien à ces sources doit déléguer sa confiance à un autre. Une conséquence immédiate est qu'elle pourra toujours craindre avoir été trompée (surtout si le résultat du vote est contraire à ses convictions). Avec le vote par bulletin papier et dépouillement PUBLIC, au moins les gens peuvent avoir une meilleure confiance dans le résultat du vote (bien sûr, ils ne seront pas content dans certains cas, mais ils ne pourront pas crier aux manipulations). Le vote traditionnel instaure tout de même une meilleure confiance dans les institutions que le vote qui ne peut être vérifié que par un cercle restreint d'initié (même si ce sont des libristes).

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    Maisonobe Luc Pour

    18 octobre 2015 15:50

    Lié à la proposition : Article (numéro à incrémenter) - De l'accès au code source

    @Tanéléo :
    Déjà dit par ailleurs, la sécurité par l'obscurantime ne marche pas. Publier le code source permet de détecter les failles et de les corriger. Actuellement, on mise plutôt sur le code ouvert pour les produits ayant des besoins de sécurité élevés.

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    Maisonobe Luc Pour

    18 octobre 2015 16:02

    Lié à la proposition : Utilisation de GNU/Linux dans l'administration

    @Tanéléo Votre pourcentage de 3% est totalement faux (en particulier car vous parlez de 3% de la population informatique et pas de 3% de la population générale). Ce pourcentage totalement déconnecté de la réalité montre au contraire un prosélytisme anti-libre. Le libre est omniprésent dans le monde de l'informatique. À tel point que certains ont des craintes vis à vis de certaines licences (vous savez le côté diffusif de certaines catégories de licence comme la GPL ou la CeCILL), ce qui conduit à de très nombreux audits réalisés par des sociétés spécialisées. Les résultats classiques sont que les DSI pensent en général qu'ils n'utilisent que 25% de libre (leur estimation est déjà plus de 8 fois supérieure à la votre), mais surtout l'audit objectif et outillé montre qu'en général les systèmes d'information tournent plutôt aux alentours de 80% de libre. Alors oui le libre sur le poste de travail est rare, mais dans « la population informatique » il n'y a pas que des postes de travail, loin de là.

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    @Tanéléo
    Votre pourcentage de 3% est totalement faux (en particulier car vous parlez de 3% de la population informatique et pas de 3% de la population générale). Ce pourcentage totalement déconnecté de la réalité montre au contraire un prosélytisme anti-libre.
    Le libre est omniprésent dans le monde de l'informatique. À tel point que certains ont des craintes vis à vis de certaines licences (vous savez le côté diffusif de certaines catégories de licence comme la GPL ou la CeCILL), ce qui conduit à de très nombreux audits réalisés par des sociétés spécialisées. Les résultats classiques sont que les DSI pensent en général qu'ils n'utilisent que 25% de libre (leur estimation est déjà plus de 8 fois supérieure à la votre), mais surtout l'audit objectif et outillé montre qu'en général les systèmes d'information tournent plutôt aux alentours de 80% de libre. Alors oui le libre sur le poste de travail est rare, mais dans « la population informatique » il n'y a pas que des postes de travail, loin de là.

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    @Curro Julien.
    Non, l'utilisation d'internet hors du domaine professionnel n'est absolument pas limité à des usages récréatifs. Le paiement des impôts n'est pas un jeu, la recherche d'un emploi n'est pas un jeu, l'autoformation par des cours en ligne type MOOC (dont certains sont gratuits) n'est pas un jeu. Des exemples dans ce genre, il y en a des dizaines.
    Que vous le vouliez ou non, Internet est devenu quasiment indispensable pour la vie de tous les jours. Les gens qui sont encore dans les zones blanches savent bien que nombre de démarches leurs sont rendues très difficiles parce que beaucoup de services se sont tournés vers internet.

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    Maisonobe Luc Pour

    18 octobre 2015 16:34

    Lié à la proposition : Introduction des éléves à l'économie numérique

    @Tanéléo
    Heu ... il n'y pas que Google et Facebook dans le numérique. Il y a aussi quelques milliers d'entreprises qui travaillent dans le domaine du médical, de l'aéronautique, des réseaux, du traitement d'image, de la gestion de l'énergie, dans le calcul scientifique, et quelques centaines d'autres domaines.

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    Le problème que je vois avec cet article est que du coup l'IP ne pourrait jamais être protégée comme une donnée personnelle, ouvrant la voix à n'importe qui à les collecter à tout va.

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    @Lionel Frédéric Lebeau, @Olivier Seror-Droin
    Bien entendu l'adresse n'est pas par essence associée à une personne de façon directe, mais dans les journaux des serveurs, elle est associée à un horodatage, voire même aux paramètres d'une recherche quand on aboutit à un site en suivant un lien. C'est en général le croisement de nombre de données dont aucune n'est directement personnelle qui permet de remonter jusqu'à un individu. Cela a été démontré il y a quelques années, je crois que l'on parle alors de ré-identification. Je passe sur le cas rare (manque de chance c'est mon cas) des adresses IP fixes. Même sans cela, avec un horodatage et les floppées de cookies trackers qui inondent la totalité des sites, des boîtes de la taille et de l'ubiquité d'un google vous retrouvent sans coup férir même si vous jouez à vous déconnecter toutes les trois minutes. Rien que sur la page d'accueil de France-info, privacy badger m'a bloqué 16 traqueurs il y a cinq minutes.
    Je ne dis pas que l'IP est obligatoirement équivalent à une personne (ni même à un foyer), car c'est faux et c'est une des erreurs fondamentales de l'hadopi. Je dis simplement que cela peut « parfois » et par des gens bien équipés être relié à des personnes, et qu'en tant que tel cela ne devrait pas être autorisé à faire toutes sortes de recoupements et de collectes. Avoir des IP dans ses logs Apache, ça va, les extraire pour les comparer à ceux de plein d'autres gens ou pour les revendre à des moissonneurs de données, pas d'accord.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    Bon, je viens de relire pour la nième fois l'article et suis finalement d'accord. Je pense qu'il faut cependant insister fortement sur le « à elle seule ». Mes craintes restent vives de voir basculer de l'extrême hadopi (l'IP c'est la personne) à l'extrême Googlesque inverse (puisque l'IP n'est pas la personne, j'ai le droit de la croiser avec ce que je veux, c'est public).

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    Maisonobe Luc Contre

    12 octobre 2015 20:15

    Lié à la proposition : Vote électronique

    Le vote électronique ne peut pas être vérifié par un citoyen sans connaissance spécifique. Il devient obligatoire de déléguer la confiance que l'on a dans le résultat à quelqu'un d'autre. Le bulletin papier, l'urne transparente et le droit de chacun d'assister au dépouillement sont des éléments majeurs qu'il ne faut pas abandonner.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    Pour prendre un terme à la mode, cela ressemble à une Fausse Bonne Idée.
    Les échanges sont bien plus facilités par l'utilisation de formats libres et ouverts que par une uniformité du produit. Cet article ouvre la voie à une mono-culture qui sera dominée par un grand éditeur (au hasard américain), qui imposera ses raisons à tous et se cantonnera ensuite de ramasser les fruits d'une rente garantie par la loi, avec des prix qui exploseront dès le marché initial gagné et un pouvoir de contrôle absolu.
    La pluralité de mises en oeuvre *mais* avec l'obligation d'utiliser des formats libres et ouverts est un bien meilleur facteur à la fois d'économie et d'évolution. Tous les acteurs (petits éditeurs, communauté libre, enseignants, chercheurs) pourraient participer. Certains outils pourront être propriétaires, d'autres libres, mais un cours développés dans l'un des cadre pourra être transféré vers l'autre. Avec un outil unique contrôlé par un acteur unique, il faudra passer sous ses fourches caudines (et donc passer au tiroir caisse), et certains échanges seront simplement impossibles (dès lors qu'un éditeur de manuels aura passé un accord d'exclusivité avec l'éditeur de l'ENT).
    Cet article est très dangereux à mon avis et va totalement à l'encontre des autres articles de la loi (ouverture des données, partage ...).

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    Maisonobe Luc Contre

    12 octobre 2015 20:36

    Lié à la proposition : liberté d'ecriture numerique pour les lyceens

    Le papier, cela se recycle très bien et cela peut être produit localement. Les ordinateurs, non.

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    Il me semble que cela existe sous la forme du Bulletin Officiel des Annonces de Marchés Publics (BOAMP). http://www.boamp.fr/

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    Et bien justement, si, il faut créer de telles lois. Ces lois doivent protéger tout le monde, y compris les minorités (qu'elles représentent 20%, 5% ou 0.01%). Une logique ségrégationniste du genre au dessous de 95% on ne fait rien et au dessus de 95% les 5% restant ne comptent plus est anti-démocratique. Le rôle de l'État est de légiférer pour préserver libertés et équilibres. On ne peut pas se permettre d'attendre un ratio 95/5 avant de savoir quels usages sont tolérables et quels usages sont excessifs. Actuellement, le numérique est totalement dominé par quelques très grands acteurs privés colossaux qui gèrent des quantités d'informations sur la vie privée des gens sans vergogne. Il FAUT des garde-fous contre eux, et il ne faut pas attendre qu'ils aient siphonné les données de 94.99999% de la population avant de se dire « non mais nous n'en sommes pas encore à 95%, on ne peut pas légiférer ».

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    @Tanéléo.
    Non, ce n'est pas contraire au principe des marchés publics. Cela a d'ailleurs été confirmé en cassation il me semble. Toutes les entreprises sont mises à pied d'égalité avec un logiciel libre à l'opposé de ce qui se passe en imposant un logiciel fermé. D'autre part, le développement dans le cadre du libre est un marché de service et pas un marché de fourniture.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    L'un des éléments fondamentaux de la GPL V3 (et de toutes les licences libres) est de permettre la modification des données. Si l'on appliquait votre idée, cela voudrait dire que dès qu'un organisme collecte une information sur moi (mon nom, ma date de naissance, mon métier, ma famille, ...), n'importe qui récupérant le produit final de la collecte (disons une étude statistique) serait en droit de demander les sources (donc mes informations personnelles), de les modifier (par exemple en m'inventant une filiation arbitraire), puis de rediffuser les informations modifiées ... C'est un peu dangereux, je trouve.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    Il est important d'entériner dans la loi ce principe que le code source est une membre à part entière de document administratif. Affirmer le contraire ouvrirait une boîte de Pandore entre information qui est un document et information qui n'est pas un document. Certains logiciels sont même peu documentés car « la documentation c'est le code source », d"où je déduis que le code source est un document.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    @Tanéléo
    La sécurité par l'obscurantisme ne marche pas. Justement en publiant le code source on détecte les failles et elles peuvent être corrigées.
    Par ailleurs, on mise actuellement plus souvent sur le code ouvert pour les applications ayant des contraintes de sécurité particulièrement élevées.

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    Maisonobe Luc Pour

    17 octobre 2015 13:57

    Lié à la proposition : Accès progressif des détenus à Internet

    @William Quaranta. Non, la détention n'est pas limitée aux aspects punitifs et réflexion. Elle est aussi destinée à préparer la réinsertion. Il n'est pas envisageable que les gens qui y entrent y passent toute la fin de leur vie, l'objectif est bien qu'ils en sortent une fois purgée leur peine et qu'ils récupèrent alors tous leurs droits, insérés dans la société au même titre que tous les autres citoyens.

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    Maisonobe Luc Contre

    17 octobre 2015 13:35

    Lié à la proposition : je suis contre cette loi

    Vous considérez donc que les artistes ont le droit de revendiquer l'espace public comme leur espace privé.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    Maisonobe Luc Pour

    18 octobre 2015 16:16

    Lié à la proposition : Informer les citoyens de l'existence des données publiées

    @Tanéléo
    Le silence n'est pas une réponse à une question ouverte du type « où ouis-je trouver ... »

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    Maisonobe Luc Pour

    18 octobre 2015 15:28

    Lié à la proposition : Bibliothèque d'État

    @Tanéléo
    Attention, la partie numérique de la BNF, qui s'appelle Gallica a surtout démontré qu'elle était capable de signer des accords de partenarit public-privé avec des sociétés chargées de numériser des ouvrages qui sont DÉJÀ dans le domaine public et de les soumettre à de nouveaux droits et les soustrayant ainsi au public, réservant pour 10 ans des exclusivités à ces sociétés privées.
    C'est ce genre de pratique qu'il faut empêcher.

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  • Profil de Maisonobe Luc Maisonobe Luc

    C'est déjà le cas depuis des décennies avec la protection des modèles.

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